Chez Despii, la sécurité n’est pas arrivée avec la réglementation. Dès la conception de notre service, nous avions prévu d’intégrer le casque à l’expérience utilisateur, parce que nous considérons qu’un service de mobilité partagé doit aussi accompagner ses utilisateurs dans une pratique plus sûre. Depuis le 7 août 2026, à Paris, le casque et un équipement haute visibilité ou rétroréfléchissant sont obligatoires sur la voie publique pour les utilisateurs d’EDPm.
Le sujet du gilet mérite néanmoins une réflexion plus large. Son intérêt est particulièrement évident dans des conditions de faible visibilité — le soir, la nuit ou lorsque les conditions météorologiques se dégradent — tandis que son apport en pleine journée peut être perçu différemment. La réglementation parisienne, elle, s’applique actuellement indépendamment de l’heure.
Plus largement, l’évolution des règles pose la question de la cohérence entre les différents modes de mobilité douce. Les cyclistes comme les utilisateurs d’EDPm sont des usagers vulnérables, et les données de sécurité routière montrent que les deux catégories restent concernées par des accidents graves. En 2025, 235 cyclistes et 79 utilisateurs d’EDPm sont décédés en France métropolitaine ; dans le même temps, la mortalité en EDPm a progressé beaucoup plus rapidement. Ces chiffres doivent toutefois être interprétés avec prudence : comparer des nombres absolus ne permet pas de mesurer directement le risque individuel sans tenir compte du nombre d’usagers et des distances parcourues.
Pour Despii, le sujet essentiel reste donc moins de savoir quel mode de déplacement doit être montré du doigt que de construire une culture de sécurité cohérente pour l’ensemble des mobilités légères. C’est dans cette logique que nous intégrons progressivement les équipements de protection, la sensibilisation et les règles de sécurité directement dans notre expérience de mobilité.
