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Mobilité urbaine & Technologie

Despii : une nouvelle approche du partage de trottinettes électriques à Paris

Despii est une plateforme française de mobilité partagée qui permet à des particuliers de mettre leurs trottinettes électriques en location et à des utilisateurs de les louer à la minute. Présente à Paris, l'entreprise développe un écosystème réunissant propriétaires, utilisateurs, commerces et professionnels de la mobilité.

Et si le problème n’était pas la trottinette, mais simplement la manière dont on l’avait organisée ?

Pendant plusieurs années, la trottinette électrique partagée a été presque systématiquement associée au free-floating : des milliers de véhicules disponibles dans la rue, sans station physique, que l’on pouvait prendre et déposer presque n’importe où.

À Paris, cette première génération de trottinettes en libre-service s’est arrêtée le 31 août 2023. Jusqu’à cette date, la flotte autorisée pouvait atteindre 15 000 trottinettes, et plus de 8,5 millions de locations avaient encore été enregistrées sur les huit premiers mois de 2023.

Autrement dit : l’usage existait.

Ce qui devait être repensé, c’était son organisation.

C’est précisément de cette réflexion qu’est né Despii.

La trottinette n’a pas disparu. Elle change de modèle.

Despii part d’une idée simple : nous avons déjà des trottinettes, des utilisateurs qui ont besoin de parcourir quelques kilomètres rapidement et des commerces capables d’accueillir ces véhicules.

Pourquoi ne pas connecter ces trois mondes ?

C’est ce que nous appelons le trottipartage.

Contrairement au free-floating traditionnel, Despii ne repose pas sur des milliers de véhicules appartenant à un seul opérateur et dispersés dans l’espace public.

Le réseau repose sur trois acteurs complémentaires :

1. Les utilisateurs, qui cherchent une solution simple pour effectuer leurs trajets de courte distance.

2. Les propriétaires, qui mettent leur trottinette à disposition du réseau lorsqu’ils ne l’utilisent pas.

3. Les stations partenaires, commerces et établissements de proximité qui accueillent les trottinettes et créent des points physiques identifiés dans la ville.

Trois acteurs. Un même réseau.

Et surtout, une logique différente : partager davantage ce qui existe déjà, plutôt que simplement multiplier les véhicules dans la rue.

Concrètement, comment fonctionne un trajet Despii ?

L’idée est de rendre le parcours aussi naturel que possible.

Vous ouvrez l’application Despii.

Vous repérez une trottinette disponible dans une station partenaire proche de vous.

Vous la récupérez, la déverrouillez depuis votre téléphone et effectuez votre trajet.

À votre arrivée, vous terminez votre course dans un point du réseau prévu pour accueillir la trottinette.

Quelques kilomètres. Quelques minutes. Pas besoin de voiture, pas besoin de chercher une place pendant vingt minutes, et surtout pas besoin d’abandonner la trottinette au milieu d’un trottoir.

C’est là que le modèle Despii change véritablement l’expérience.

La station n’est pas un détail. C’est une partie du produit.

Dans l’ancien modèle du free-floating, l’un des principaux sujets était le stationnement.

Chez Despii, nous avons choisi de traiter le problème à la racine.

Une trottinette Despii n’est pas censée terminer sa journée n’importe où : le réseau s’appuie sur des stations partenaires identifiées.

Réparateurs, commerces de proximité et autres établissements peuvent intégrer le réseau et devenir de véritables petits hubs de mobilité locale.

Cela apporte quelque chose de très concret à l’utilisateur : un point de départ et un point d’arrivée identifiables.

Et pour la ville, cela permet de construire une mobilité partagée beaucoup plus organisée.

À Paris, le sujet est d’autant plus important que le stationnement des trottinettes électriques est fortement encadré, notamment afin de préserver l’espace réservé aux piétons.

Partager oui. Mais pas au détriment de la sécurité.

Une trottinette électrique n’est pas un jouet.

C’est un véhicule.

Et nous pensons que l’expérience utilisateur doit commencer par là.

Le réseau Despii est donc pensé autour de plusieurs principes : véhicules identifiés, règles d’utilisation claires, sensibilisation avant la prise en main, équipements adaptés et respect du Code de la route.

En France, une trottinette électrique est limitée à 25 km/h et son conducteur doit respecter les règles applicables aux engins de déplacement personnel motorisés.

À Paris, depuis le 7 août 2026, le port du casque ainsi que d'un équipement haute visibilité ou rétroréfléchissant est obligatoire pour les utilisateurs de trottinettes électriques sur la voie publique.

Pour nous, ces règles ne doivent pas être vécues comme une contrainte ajoutée à l’expérience.

Elles font partie de l’expérience.

Parce qu’un service de mobilité qui veut durer doit être à la fois simple à utiliser et responsable dans son fonctionnement.

Et l’assurance ?

C’est probablement l’une des questions les plus importantes — et pourtant l’une des moins visibles lorsqu’on utilise une trottinette.

En France, une trottinette électrique est un véhicule terrestre à moteur. À ce titre, elle doit être assurée, au minimum en responsabilité civile, afin de couvrir les dommages qui pourraient être causés à un tiers.

Chez Despii, l’assurance n’est donc pas considérée comme un sujet secondaire.

Le modèle est justement construit autour d’un environnement où le véhicule, son propriétaire, son utilisation et son parcours peuvent être identifiés.

L’objectif est simple : faire en sorte que le partage d’une trottinette ne signifie jamais partager l’incertitude qui va avec.

Mobilité, sécurité et assurance doivent fonctionner ensemble.

Pourquoi maintenant ?

Parce que le marché a probablement été regardé sous le mauvais angle.

Pendant longtemps, lorsqu’on parlait de mobilité partagée, on pensait immédiatement :

plus de véhicules.

Nous pensons qu’il faut désormais poser une autre question :

comment mieux utiliser les véhicules qui existent déjà ?

Une trottinette personnelle peut être très utile à son propriétaire le matin et rester inutilisée pendant une grande partie de la journée.

Pendant ce temps, quelques rues plus loin, quelqu’un cherche justement une solution pour parcourir deux ou trois kilomètres.

Despii crée la connexion entre les deux.

C’est une logique que nous connaissons déjà dans d’autres secteurs : on partage une voiture, un logement, un espace de travail ou même une place de parking.

Alors pourquoi pas une trottinette ?

Une mobilité plus locale

Le deuxième changement important est peut-être là.

Despii ne cherche pas seulement à créer une application.

Nous construisons un réseau physique dans la ville.

Une station près d’une gare.

Une autre chez un réparateur.

Une autre dans un commerce de quartier.

Puis une autre quelques rues plus loin.

Petit à petit, ces points forment un maillage.

Et c’est ce maillage qui permet de répondre à l’un des besoins les plus simples de la mobilité urbaine :

aller rapidement d’un point A à un point B lorsque la distance est trop longue à pied… mais trop courte pour justifier une voiture.

Le trottipartage, tout simplement.

Despii repose finalement sur une idée très simple.

Un propriétaire possède une trottinette.

Une station lui donne une place dans le réseau.

Un utilisateur en a besoin pour son trajet.

Despii connecte les trois.

Pas de trottinettes abandonnées au hasard.

Pas de flotte gigantesque nécessaire pour commencer.

Un réseau qui se construit quartier après quartier, avec des véhicules existants, des commerces locaux et des utilisateurs.

C’est notre vision du trottipartage :

partager mieux, stationner mieux et se déplacer simplement.

Bienvenue chez Despii.